GOUVERNANCE ET ORIENTATIONS

Les statuts de l’association nationale Action Solidarité Madagascar, qui ont été refondus en 2019, donnent toute leur place aux acteurs de l’engagement :

  • les caisses régionales Groupama membres fondatrices (dont désormais Groupama Océan Indien et Forêts Assurances),
  • Groupama Immobilier (membre Groupama actif),
  • les associations départementales ou régionales qui soutiennent directement les projets,
  • et Générations Mouvement-Fédération nationale.

Toutes ces structures sont présentes à l’Assemblée Générale de l’association et y disposent d’une voix délibérative.

Les membres fondateurs ou Groupama actif sont représentés au Conseil d’administration. Générations Mouvement-Fédération nationale y est également représentée.

Les rôles de l’association nationale : impulsion, soutien, coordination

  • Sélectionner les projets, vérifier leur cohérence avec les thématiques choisies, les besoins de la population locale et leur viabilité à long terme (viabilité humaine et financière notamment) ;
  • Trouver des acteurs à Madagascar susceptibles de porter les projets localement et de faire le lien avec les associations départementales ou régionales et accompagner les porteurs de projet en France et à Madagascar ;
  • Vérifier le bon déroulement des projets ;
  • Organiser des collectes de fonds nationales et nouer le cas échéant des partenariats au niveau national avec des acteurs concernés.

L’association nationale est « d’intérêt général », ce qui permet à ses donateurs de défiscaliser leur contribution. Elle s’est dotée par ailleurs en 2019 d’une charte de conduite, signée par l’ensemble des membres et qui précise les principes d’action et de fonctionnement de tous les acteurs.

Les grandes orientations :

  • Evaluer les actions chaque année, réfléchir le cas échéant à des ajustements ou adaptations, pour favoriser une adéquation totale avec les besoins sur place

Chaque année, l’association nationale organise un groupe de déplacements à Madagascar afin de repérer les besoins de la population, de s’assurer de la pertinence des collectes et des actions (bonne réception des dons en matériels ou autres). Nous travaillons avec nos partenaires dans une logique de long terme.

Ces déplacements sont aussi un moment privilégié pour rencontrer les bénéficiaires et ajuster, année après année, par exemple le matériel pour les prochains containers ou les niveaux de financement nécessaires.

Cette présence sur le terrain, qui se doit d’être régulière pour une meilleure efficacité, permet aux porteurs de projets des associations départementales ou régionales de témoigner à leur retour des impacts et des orientations pour la poursuite des efforts.

  • Développer des structures dans les régions les plus démunies

La forte réticence de la population à la mobilité, pour des raisons culturelles ou financières ou de transport nécessitent de donner accès, dans des zones défavorisées, aux centres de premiers soins (dispensaires, maternité…) ou à de la formation (école, formation professionnelle avec des internats pour les élèves et des hébergements pour les formateurs).

  • Pérenniser les projets et encourager une autonomie locale

Au-delà de l’aide ponctuelle qu’elle apporte pour répondre aux urgences, notamment à la suite de destructions dues aux cyclones, l’objectif est bien de penser les projets dans la durée.

Chaque projet est évalué selon des critères stricts (viabilité financière, réponse à des besoins locaux), mais aussi avec une recherche à terme de l’autonomie. La vulnérabilité des bénéficiaires locaux nécessite la mise en place d’un réseau stable, motivé et dévoué. L’enjeu est ainsi de disposer d’un véritable relais pour les porteurs de projets en France.

L’autosuffisance ou l’autonomie financière est recherchée via le développement de productions, vendues ou consommées (caféiers, cultures potagères, élevage domestique…).

  • Mener une réflexion de fond sur les besoins à long terme

Action Solidarité Madagascar organise chaque année, dans le cadre de son Assemblée générale, un bilan de l’ensemble des projets. Les représentants des associations présentent ainsi un état des lieux de leurs projets respectifs et partagent les difficultés auxquelles ils sont confrontés.

Les projets qui sont identifiés, strictement liés aux quatre thèmes d’actions solidaires que nous avons choisis, sont approuvés avant leur lancement par le conseil d’administration de l’association nationale.

  • Intégrer plus fortement la formation des enseignants et la dimension environnementale

D’une part, si la construction ou la rénovation ou l’équipement de structures pour l’enseignement et l’accueil constituent la base, se pose le sujet de la formation des instituteurs et enseignants, dont le niveau général est parfois juste. L’amélioration des savoirs de ceux qui forment sera de plus en plus une priorité des projets liés à l’éducation et la formation professionnelle.

D’autre part, la prise en compte du volet environnemental pour l’ensemble des projets est devenue une nécessité. Reforestation, gestion à long terme des sols, adduction d’eau potable, etc. sont de plus en plus intégrées aux actions réalisées. Des formations adaptées sont assurées auprès de la population locale pour lui permettre de développer ses ressources le plus possible de manière pérenne.

L’objectif, avec l’appui des partenaires, est bien de pérenniser les actions. Nous allons sur le terrain pour vérifier l’utilisation des fonds et générer des projets et les accompagner.